L'année 2026 bouleverse les règles du jeu pour les propriétaires engagés dans la rénovation énergétique. Entre nouveau calcul du DPE, extension des diagnostics collectifs, réouverture cadrée de MaPrimeRénov' et arrivée du prêt collectif en copropriété, le paysage se redessine complètement.
Depuis le 1er janvier, le coefficient appliqué à l'électricité dans le DPE passe de 2,3 à 1,9 contre 1 pour le gaz. Conséquence immédiate : entre 700 000 et 850 000 biens sortent du statut de passoire thermique sans un seul travaux. Les petites surfaces chauffées à l'électricité basculent de F à E. Pour les bailleurs, cela signifie que le bien peut rester sur le marché locatif, que le loyer peut être révisé et qu'en cas de vente le prix échappe à une décote entre 15 et 20%.
Le DPE collectif devient obligatoire pour l'ensemble du parc ancien. Il concerne désormais les immeubles de moins de 51 lots construits avant 2013. En mesurant la performance énergétique du bâtiment entier et non d'un seul logement, cet outil devrait garantir un meilleur entretien et servir au pilotage du plan pluriannuel de travaux sur dix ans. Les professionnels souhaiteraient lui donner la préférence quand la note est plus favorable que celle du DPE individuel.
Suspendu début janvier, MaPrimeRénov' a rouvert le 23 février sur un périmètre plus restreint. L'Anah concentre ses 4,6 milliards d'euros annuels sur les rénovations globales plutôt que par geste. Objectif : 120 000 rénovations d'ampleur des logements énergivores. Nouveauté : rendez-vous personnalisé obligatoire avec un conseiller France Rénov' pour éviter les fraudes.
Le prêt collectif à adhésion simplifiée devient opérationnel grâce aux décrets de l'été 2025. Les copropriétaires peuvent souscrire un emprunt bancaire au nom de tous puis le refacturer dans les charges. Vote à la majorité simple en assemblée générale. Un mécanisme qui devrait faciliter la décision collective face aux coûts moyens des rénovations globales estimés entre 60 000 et 70 000 euros.